Le brouillard des réformes socialistes

Publié le par RpC

Il y a un an déjà, les socialistes annonçaient solennellement aux Français la reprise économique du pays. Les mois se sont succédés et ont de nouveau fait la part belle aux désillusions, à l’image du retard mis à mettre en place un pacte de responsabilité dont les effets pour lutter contre le chômage de masse restent à ce jour indémontrables.

Ne tombons pas dans le piège de communication et des effets d'annonce. Si la croissance est bien de retour en Europe, la France continue de souffrir de sa gestion nationale désastreuse et de sa dette d'État incompressible. Faute de mieux, le gouvernement fait porter aux collectivités le poids de son incompétence par une fuite en avant vers des réformes institutionnelles précipitées et incohérentes.

Nous l’avions déjà évoqué, le projet de Métropole du Grand Paris et la disparition programmée de la Communauté d’agglomération au 1er janvier 2016, qui a pourtant porté la modernisation et la performance des services publics de proximité est un véritable retour en arrière pour les communes, qui restent abasourdies face au dé tricotage d'un système qui a pourtant fait ses preuves.

Autre exemple emblématique, la nouvelle carte des régions. Élaborée dans la précipitation, sans aucune concertation avec les élus locaux et sans prendre le temps d'un véritable débat parlementaire, le projet repose plus sur des considérations politiciennes que sur des fondements économiques et sociaux. Légiférer sur des frontières régionales avant même de soulever la question de leur compétence relève d'ailleurs de l’improvisation irresponsable.

Par des mesures prises à la va-vite sur un coin de table, le Gouvernement réussit l’exploit de faire la quasi-unanimité contre lui, y compris dans les rangs socialistes. II ne reste plus, encore une fois, aux collectivités, que de naviguer à vue dans l’épais brouillard juridique et financier de réformes mal préparées.

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